QUELQUES CONSEILS ...

Il y a beaucoup de conseilleurs dans le monde du cheval ... peut-être même plus que de chevaux ! Donc, loin de nous l'idée de proclamer La Vérité. Nous ne travaillons pas pour la postérité, nous proposons juste quelques idées directement nées de notre expérience de cavaliers et de sellier . C'est à vous de vous approprier votre matériel en fonction de votre expérience personnelle: votre cheval, vos goûts et vos habitudes, vos objectifs ... A notre avis, le plaisir du randonneur commence même à cet endroit précis: adapter, personnaliser, régler son matériel pour le faire sien . Cela demande parfois une remise en question mais surtout un affûtage constant de son sens de l'observation.

Nous n'avons pas la prétention de fabriquer le matériel de sellerie idéal. Notre catalogue reflète notre façon de voir la rando, c'est une proposition. Nous nous réservons le droit d'évoluer, de corriger et d'améliorer en fonction de vos remarques et de notre propre évolution.

1/ Bien placer la selle sur le cheval
La selle doit prendre sa place naturellement sur le dos du cheval en reposant sur les plats de chaque côté de l'échine.  Sa taille doit être proportionnée à la longueur du dos.  Pour un cheval ensellé ou fait en descendant, il vaut mieux un arçon court.   Vérifiez que le garrot ne touche pas le dessous du pommeau et qu'il n'est pas gêné (comprimé) sur les côtés. Attention aux selles placées trop en avant: ne pas hésiter à prévoir une croupière, elle fait partie de la panoplie du randonneur ! L'appui sur le devant, doit se situer juste dans le creux derrière le haut des épaules (Scapula). Certains préconisent de placer la selle à 2 voire 3 doigts derrière la scapula: c'est une illusion car jamais une selle ne reste à cet endroit puisque au bout de quelques mètres de pas, la selle va  glisser jusqu'aux épaules ce qui est normal. La sangle doit être en arrière des coudes sans les toucher. Elle est rarement trop en arrière (en Amérique du sud, les Gauchos sanglent au milieu du ventre voire même un peu plus en arrière !)

 Les panneaux de la selle ne doivent pas toucher la base des reins sinon gare aux gonfles.

Ne cherchez pas à tout prix le contact parfait: une selle n'est jamais le "négatif" du profil du dos d'un cheval, ce n'est qu'un compromis sachant que le dos d'un cheval change de forme constamment selon son état physique, son degré d'échauffement , la déclivité du terrain mais aussi entre le départ et l'arrivée d'une rando .

Important: pour être véritablement efficace, il faut que le triangle formé par le sanglage en «3 points» soit le plus grand possible. Ce n'est jamais un triangle équilatéral (côtés égaux) , on constate le plus souvent une répartition d'environ 1/3 - 2/3 et la sangle est le plus souvent au même niveau que les étrivières.

Si les étrivières, au repos, ne descendent pas normalement mais sortent des quartiers (!) c'est que la selle est trop en avant.

2/ La briderie

Un soin particulier doit être apporté à la briderie dont le frottement est permanent.

Le bridon de randonnée doit être simple; Que ce soit pour une embouchure ou un hackamore, il n'est pas nécessaire d'avoir 50 boucles qui alourdissent et qui ne servent à rien. S'assurer que le frontal n'est pas trop petit ce qui ramène les montants trop proches des yeux. La sous-gorge ne doit pas être trop serrée mais si elle "bade" à 10 cm sous le cou... elle ne sert à rien ! (certains s'en passe très bien). Le licol sous le bridon doit être fin et ne doit pas rajouter du frottement. Pensez à un simple tour-de-cou qui peut suffire ou bien optez pour le licol-bride. Nous ne sommes pas favorables aux mousquetons en guise de porte-mors sur le bridon: ils s'accrochent facilement à n'importe quoi et ils donnent des chocs en permanence dans la bouche du cheval par l'intermédiaire du mors. L'intérêt de la muserole est discutable en rando...sinon c'est que le cheval n'est pas prêt pour l'extérieur.

Choisissez le modèle de croupière qui convient le mieux à la morphologie de votre cheval et à votre paquetage (croupière droite ou en X). Nos culerons sont souples et confortables. Il faut les laver à l'eau glycérinée et graisser l'intérieur. Nous sommes opposés au culeron dur (graine de lin) qui relève la queue et qui n'a jamais été créé pour le cheval de selle mais qui est typiquement une pièce d'attelage ! La croupière doit être ajustée, sinon elle ne sert à rien: tendre le sanglon de croupière, selle en place et cheval à l'arrêt sur un sol horizontal, puis desserrer de 1 à 2 trous selon la sensibilité du cheval et le terrain qui vous attends. C'est LA pièce qui doit être surveillée constamment. En cas de problème, on peut opter pour une avaloire de selle comme pour un bât.

Le collier de chasse empêche la selle de reculer, il possède un surcou qui  retient les branches le long de l'encolure. L'anneau central est placé dans le creux, à la base du cou: c'est généralement là que les effets du frottement se font sentir en 1er. La martingale doit être ajustée "large" car ce n'est pas elle qui travaille le plus, par contre elle a tendance à faire avancer la sangle si on la serre trop !

La bricole est un peu moins efficace que le collier de chasse car il n'y a pas de surcou. Elle sert donc pour des chevaux où la selle ne recule pas particulièrement mais avec qui vous allez  quand même faire du dénivelé conséquent. Nous proposons des branches larges, doublées et galbées ce qui les rends particulièrement confortables.

 

3/ Ne pas oublier un bon tapis:

Le choix du tapis est très important en randonnée car c’est l’intermédiaire entre le dos du cheval et la selle. Il compensera éventuellement les imperfections d'appui de la selle.

Nos recommandations:

Modèles Montségur Country ou Classic :pour les petites ballades d'une demi-journée, un tapis en coton matelassé ( coupe rectangulaire ) assemblé en 3 parties peut suffire. La partie centrale forme une poche dans laquelle on peut placer un amortisseur de dos

Nous proposons aussi les tapis "Polypads" qui sont d'une qualité exceptionnelle et qui servent en même temps d'amortisseur !

Pour des sorties plus longues: nous fabriquons un tapis en feutre de laine naturelle, couleur brun, doublé à l'endroit ou repose l'arçon (18 mm d'épaisseur sous la selle). Ce tapis a la particularité de descendre très bas sous les quartiers de selle protégeant intégralement le flanc du cheval du sanglage "3 points" . Il se prolonge à l'arrière pour protéger aussi du paquetage (bissac et boudin)

Modèles Longue-distance, Trappeur: prévoir obligatoirement un gros tapis type pad U.S , ce n’est jamais trop épais ! Nous proposons un pad en feutre , cintré et renforcé sur les coté par du cuir. Il fait 22 mm d'épaisseur, il est quasiment indestructible ! Plus économique, nous proposons aussi des Pads très épais, doublés en laine véritable.

Attention: le feutre ne se dégarotte pas et ne convient donc pas pour des garrots saillants ou très reculés.

Eviter de placer un tapis qui descend trop bas (avec l'idée de protéger du sanglage !) sur une selle équipée de protèges-sueurs (fenders) car le mouvement des jambes peut faire reculer le tapis. C'est la raison pour laquelle les selles américaines ont toutes des pads rectangulaires ... !

Modèles Evolution: tous les tapis de selles anglaises conviennent mais sans oublier que la randonnée change la donne du fait de la durée: il faut donc prévoir en conséquence . Nous proposons un tapis en coton matelassé particulièrement grand, forme rectangulaire, d'excellente qualité. Evidemment, un tapis "polypads" est le top du top pour les cavaliers exigeants !

NB quelque soit la selle: une simple couverture type tapis Navajo est très insuffisant. De même, la fameuse couverture en laine pliée en 4 n'est souvent qu'une source de problèmes car elle demande beaucoup de vigilance de la part du cavalier (plis, corps étrangers, symétrie ...)

L'IDEAL: après l'avoir essayé nous-même pendant plusieurs années, après avoir observé ce qui se fait chez les peuples cavaliers traditionnels, et après avoir écouté les commentaires de cavaliers au long cours ... nous sommes persuadés que le pare-sueur en cuir, côté lisse ("fleur" du cuir) posé directement sur la peau du cheval, plus un tapis moelleux tout en restant dense et ferme comme le feutre est le meilleur système possible ! L'entretien consiste en un simple lavage au jet ou avec une éponge à chaque fois que c'est possible. Inutile de "racler" avec une lame ce qui abîme le cuir. On passera abondamment, 1 à 2 fois par an, de l'huile de pied-de-boeuf  ou de l'huile de paraffine au pinceau. le pare-sueur en cuir n'est pas conseillé pour des garrots saillants ou très reculés.

L'autre solution est le pare-sueur en laine (fibres polyester très denses), appelé parfois vet-bed: recommandée pour des chevaux au dos sensible ou pour des chevaux dont le dos n'est "pas fait". Il rajoute un effet amortisseur car la laine ne s'écrase jamais complètement et elle garde de l'air prisonnier entre les fibres. Le lavage se fait en machine et même si c'est un  plus long à sécher que le pare-sueur cuir, la laine retrouve bien son gonflant. Certains le trouve trop chaud: c'est vrai, et alors ? Il vaut mieux un cheval qui a un peu chaud (il boira plus le soir de l'étape) et qui ne soit pas blessé !

L'échancrure du tapis , qui dégage le garrot , nous parait indispensable pour des raisons évidentes de frottements. Le cintrage est un confort supplémentaire. De plus, le feutre permet de pratiquer des "fontaines" ou des ajustements de forme facilement, en pleine nature !

4/ Avoir une bonne assise:
La position du cavalier de randonnée est différente que celle nécessaire à une monte plus sportive. Il faut s’asseoir le plus naturellement possible bien au fond du siège mais sans se voûter et pas sur le devant, comme sur une selle anglaise classique. Les jambes doivent tomber de leur propre poids. Les épaules sont en arrière. Le cavalier donne l’impression d’être presque droit dans sa selle. C’est la position la plus naturelle et surtout la moins fatigante ! Les pieds sont donc placés sous les fesses et non pas en avant.

Pour ceux qui pratiquent le "trot enlevé", celui-ci est très vertical (au-dessus des talons) et on doit se soulever à peine. Le buste ne part pas en avant comme en équitation anglaise, sinon vous perdrez l'équilibre et les jambes vont reculer à cause des étrivières placées plus en arrière que d'habitude.

Pour les modèles avec une corne: les mains sont ramenées vers soi (coudes au corps). Contrairement à ce qui se dit, la corne n'est pas dangereuse: il y a tout simplement une manière de se comporter et de l'utiliser. On ne monte pas en selle en s'accrochant par la corne (ce qui fait tourner la selle) mais en tenant la base de la crinière comme avec n'importe quelle selle. On évite de se pencher en avant quand on descend, pour ne pas s'accrocher un vêtement, ou bien on pose une une main dessus à ce moment. De même, quand il faut se baisser sous une branche, on place sa main sur le dessus de la corne et on se penche sur le côté en toute sécurité. Si le cheval stoppe brutalement, le fait d'avoir les mains devant soi , promptes à venir s'y appuyer, nous protège de la corne. En principe, les rênes sont tenues dans une seule main quand il y a une corne au pommeau.

5/ Prenez le temps de bien régler la hauteur des étriers:
C’est une des 1ères conditions pour être bien. En équitation d’extérieure on chausse plus long que dans un manège pour ne pas emmagasiner une fatigue inutile et pour épargner les genoux !. Quand vous vous levez sur les étriers, il ne doit pas y avoir plus de 3 à 5 cm d’espace entre vos fesses et le siège. Ceux qui n’ont pas l’habitude, descendront les étriers progressivement au fur et à mesure qu’ils s’habitueront. Certains apprécient de monter avec les étrivières glissées sous les quartiers au lieu de dessus, essayez et faites votre choix !

Les étriers à double-décrochement sont des étriers métalliques, inox ou laiton, qui permettent aux pieds de ne pas rester coincés en cas de chute. Ils ont aussi la particularité de placer l'étrivière à plat sur le quartier, il n'y a donc pas à chercher l'étrier avec le bout du pied pour l'enfiler car il est tout de suite en place !

Pour votre confort, il faut rechercher des planchers d'étriers larges afin de diminuer la compression de la plante des pieds.

Nous proposons des coquilles en cuir sur les étriers en polyéthylène: elles empêchent le pied de passer "à travers" l'étrier et de rester coincé mais elles protègent aussi des ronces ou barbelés ainsi que de la pluie et du froid.

6/ L’entretien:
Tous nos cuirs étant «nourris» en tannerie, ils sont donc déjà pré-graissés et  il n’est pas nécessaire de les "passer à l'huile" comme on l'entend parfois. Le mieux est de passer  régulièrement une éponge bien mouillée avec du savon glycériné puis, quand le cuir est encore "frais", (avec une autre éponge !) une crème nourrissante fine qui doit pénétrer entièrement. Une attention plus particulière sera portée aux courroies de sanglage et aux étrivières. Il est évident que toute la briderie, qui prend la sueur, doit être lavée bien plus souvent que la selle.

Le feutre des matelassures de selles ne nécessite aucun entretien particulier mais un petit coup de brosse de temps en temps ne peut pas faire de mal...

Le sous-tapis en cuir ou pare-sueur doit être rincé à l'eau, en rando un rinçage avec la gourde suffit, à la maison le  jet d'eau sera l'idéal. Une fois par an ou plus si necessaire, on passera de l'huile de pied-de-boeuf ou de l'huile de paraffine abondamment  au pinceau côté "fleur" uniquement (lisse)

Les tapis en feutre sont brossés énergiquement, d'avant en arrière, après chaque utilisation et une fois secs. A la maison, on peut les laver avec un peu d'eau savonneuse tiède. L'idéal est un jet d'eau sous pression type Karcher  et ils reviennent comme neuf ! Si on utilise un pare-sueur en cuir, il n'y a plus d'entretien particulier du feutre. Les gros pads US doublés laine sont lavables en machine dans les Lavomatics, programme laine.

Les coussins de laine pour siège sont lavables en machine (ne pas oublier d'enlever l'amortisseur placé à l'intérieur) ainsi que nos sangles Montségur.

Nous conseillons une crème nourrissante d'une qualité exceptionnelle pour l’entretien de vos cuirs: LE BAUME ORIGINELLE  de fabrication française (anciennement AKENE). La consistance très fine lui permet de rentrer complètement dans le cuir sans le rendre poisseux comme avec les graisses vendues en «grandes surfaces» ! La fréquence du graissage dépend bien sûr de votre rythme d'utilisation: utilisez une éponge avec des grosses alvéoles comme celles vendues pour laver les muqueuses.

Ne laissez pas votre selle appuyée contre un mur. Le mieux est un porte-selle ou un tréteau recouvert d’une protection, dans un endroit bien aéré.

ATTENTION: nous déconseillons formellement l'emploi du savon de la marque "Savon Glycériné du Maréchal" qui déstructure complètement la fleur du cuir sous certaines conditions d'utilisation. Nous déclinons toute responsabilité en cas de problème avec ce produit

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