L'arçon de bât

On bâte un animal pour lui faire porter une charge. L'arçon est l'armature sur laquelle on accrochera cette charge. Son importance est évidemment énorme. Sa 1ère qualité est la bonne adaptation au dos de l'animal porteur. En principe, il est constitué de 2 battes (bandes d'arçon en bois ou matière composite) qui seront réunies par 2 arcades (bois ou métal). L'arçon sera rigide (c'est-à-dire indéformable) ou avec des battes articulées (pour une meilleure adaptation) . Il peut  même y avoir un réglage possible de l'écartement des battes. On rencontrera différentes formes d'arcades selon l'utilisation et le type de paquetage et surtout selon le type de fixation. Il y a aussi une évolution des formes selon l'époque et surtout la culture locale.

 Arçon type DECKER (modifié) avec battes rigides et arcades acier

Arçon en T avec battes articulées (elles pivotent sur un axe) et arcades acier

On demande à l'arçon , non seulement de bien répartir la pression due à la charge mais aussi d'être le plus stable possible car tout chargement est un "poids mort" ce qui veut dire que s'il penche d'un côté ... il ne va pas se redresser tout seul et même qu'il continuera de pencher de plus en plus jusqu'à tourner ! On recherche aussi un mode d'accrochage des charges (sacoches , caisses ou autre ...) facile, pratique et solide.
La tradition du bât existe dans la plupart des pays du monde et il  existe une variété extraordinaire de mode de bâtage même si les principes de base restent les mêmes.

Arçon "construit" sur-place sur un chameau de Bactriane

dans le Massif du Khenti (Mongolie)

Arçon mongol (régions du centre) utilisés sur les poneys ... et les yacks !

Arçons de bât du Vietnam du nord (région de Bac Ha)

Arçon de selle d'arme "recyclé" en bât en Turquie

Que ce soit pour des impératifs agricoles, commerciaux ou militaires, le choix est immense mais peu sont véritablement adaptés au bâtage du randonneur moderne. Nous avons choisi une gamme qui a fait ses preuves depuis longtemps sur les chemins du monde. Les arçons que nous proposons sont légers, pratiquement incassables, faciles à personnaliser selon les exigences de chacun ... et d'un prix raisonnable car l'équipement ne s'arrête pas là ! Ils sont monoblocs et donc rigides (polyéthylène injecté) ou avec des battes pivotantes sur des arcades métalliques (modèle Decker amélioré) Certains offrent la possibilité de régler indépendamment l'écartement des battes. Le polyéthylène est quasimment incassable car il encaisse bien mieux les chocs que la fibre de verre ou le bois (la plupart des canoës de rivière sont en polyéthylène, ce qui est une référence !).

 

Réglages et adaptation:

L'arçon de bât est généralement placé un peu plus en arrière que celui de la selle à monter. Le défaut est souvent de le placer trop en avant alors que la limite est forcément le creux placé avant le haut des épaules (scapulum). Le contact avec les muscles  (grands dorsaux) doit être continu et suffisamment éloigné de l'échine. Le poids doit être centré sur les 12 et 13ièmes dorsales (clef de voûte de la colonne vertébrale du cheval). Il faut surveiller sa longueur car s'il est trop long il va frotter à l'attache des reins et avoir tendance à avancer sans compter les problèmes d'échauffement dus au frottement et à l'effet de pont. Il vaut mieux un arçon un peu court que le contraire. C'est souvent le cas avec des bâts achetés dans des surplus militaires  qui sont rarement adaptés à la taille de votre cheval. Il est fréquent de voir, par exemple le fameux bât militaire suisse, conçu pour un type de cheval bien particulier ou même des mules, utilisé sur des chevaux de rando totalement différents ! Ce qui n'enlève rien à la qualité de ce bât ... mais le meilleur bât du monde sera une véritable catastrophe s'il n'est pas adapté ! En principe, les battes sont toujours un peu plus écartées à l'avant qu'à l'arrière (c'est un peu moins vrai pour les ânes et les mules)

Ci-dessous 4 exemples d'arçons bien placés:

 

Il est possible de rajouter à l'arçon de bât, des matelassures, un peu comme sur une selle. C'est un confort supplémentaire mais c'est surtout un moyen simple de modifier la forme des battes et d'améliorer le contact si besoin. L'inconvénient est que cela relève l'arçon au-dessus du dos et donc son centre de gravité... il sera donc moins stable: c'est souvent un compromis à trouver ! Il faut reconnaitre qu'un bon tapis doit permettre d'éviter ce rajout dans la plupart des cas. On peut améliorer la courbure des battes avec une bonne râpe à bois sur nos arçons en polyéthylène monoblocs à condition d'être très vigilant à la symétrie. Dans le cas contraire où il manque de la matière, on peut facilement ajouter des cales d'épaisseur en feutre ou en liège (collage à la colle contact puis agrafes ou vis). Une bonne astuce "pas chère" est d'utiliser du tapis de sol en plastazote en vente dans tous les magasins de sport. Là aussi, attention à la symétrie et surtout à ne pas rompre le contact avec le dos avec des ruptures de la courbe des battes (des bonnes parures sont nécessaires). Certains "astucieux" saupoudrent les battes de farine (ou le dos du cheval) avant de poser l'arçon et constater ainsi les zones où le contact est absent et même vérifier la symétrie ...
Il est évidemment primordial que les attaches du harnais soient parfaitement symétriques de part et d'autre de l'arçon.

 

Les Arçons de Bât proposés par GUICHARD-SELLIER

Nous avons sélectionné plusieurs modèles en se basant sur les critères suivant:  la qualité de la fabrication, matière, fiabilité, possibilité de réparation, garanties puis la qualité de fonctionnement: adaptabilité au dos du porteur, stabilité, rapport qualité/poids et enfin, la  réputation d'après notre expérience et surtout celle des nombreux utilisateurs professionnels ou voyageurs équestres

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Le BÂT selon GUICHARD-SELLIER

LES ARCONS

LE HARNAIS

LES TAPIS

LES SACOCHES

LES MESURES à prendre

BATER avec sa selle ?

Quelques "bateurs"

LES PRIX

BON de COMMANDE

Le poids de l'équipement ?